« Trois femmes fatales ou une image de la femme entre 1780 et 1920 »

« Trois femmes fatales ou une image de la femme entre 1780 et 1920 »

Le mercredi 29 mai 2024 à 14h

Par Jen-Pierre Lensen.

Licencié-agrégé en histoire de l’art et archéologie

Conservateur du musée gallo-romain espace Jean Polmans

Argenteau et Chimay sont les 2 lieux qui abritent le destin de ces 3 femmes. L’une est espagnole et joua un rôle important sous la révolution en devenant Mme Tallien. Elle cotoya Bonaparte et rencontra le beau prince de Chimay. Sa petite fille Elisabeth épousa le comte d’Argenteau. Maîtresse de Napoléon III, cette mélomane accueillit Liszt et fit découvrir le groupe des 5 (musiciens russes) à la Belgique. Son unique fille, par manque d’amour, épousa le comte d’Avaray et la séparation la fit rejeter par sa mère mais son père, à l’aune de la mort lui révèlera un secret de famille. La suite à l’écran

Avec la participation de Liège Province Culture.

PAF 2€

RESERVATION OBLIGATOIRE

Avec le soutien de Liège Province Culture

Hommage à Jean de la Marck

En ce jour solennel, au nom des amis de la Maison de la Laïcité de Sainte-Walburge, je parlerai en tant que Claude, la petite fefeye de 43 ans, qui a eu la chance de travailler avec Jean à la Maison de la Laïcité de Sainte-Walburge.

Alors que nous nous réunissons pour rendre un dernier hommage à Jean de la Marck, nous sommes réconfortés par les souvenirs de sa vie riche en émotions, en amour et en générosité.

Jean était bien plus qu’un simple individu ; il était un pilier du quartier Sainte-Walburge, un ami fidèle et un être cher pour tous ceux qui ont eu le privilège de croiser sa route. Sa relation avec Monique était le joyau de sa vie, un amour pur et inconditionnel qui a résisté à l’épreuve du temps.

Amoureux du wallon, Jean savait comment éclairer les cœurs les plus sombres avec des éclats de rire et des sourires. Son humour était contagieux, sa joie de vivre irrésistible. Même dans les moments les plus difficiles, il trouvait toujours le moyen de répandre la lumière de sa jovialité…

… à travers ses blagues en wallon, dont certaines que je ne viens de comprendre le sens que Maintenant !

Mais ce qui distinguait vraiment Jean, c’était sa gentillesse.

Toujours prêt à offrir un mot d’encouragement ou un geste de bonté désintéressé, il incarnait les plus belles qualités de l’humanité. Son absence laissera un vide immense dans nos vies, mais nous nous réconfortons en sachant que son héritage de bonté et d’amour perdurera à travers les souvenirs que nous chérissons et les valeurs qu’il nous a transmises.

La participation active de Jean à la Maison de la Laïcité de Sainte-Walburge témoigne de son engagement profond envers les valeurs d’inclusion, de tolérance et de respect mutuel, avec, toujours, un peu de musique. En tant que membre dévoué de notre Maison, il a travaillé sans relâche pour promouvoir la libre pensée, l’éducation laïque et la solidarité au sein de sa communauté. Son dévouement envers ces idéaux a laissé une empreinte indélébile sur la Maison de la Laïcité, où son esprit ouvert et son sens aigu de la justice ont été une source d’inspiration pour tous ceux qui l’ont côtoyé. Sa contribution restera gravée dans les mémoires comme un témoignage de son engagement envers un monde meilleur et plus juste pour tous.

Pour terminer, je voudrais citer quelques mot qu’il aimait écrire.

Entre « la mayonnaise ensorcelée », « les saucisses du solstice » ou « la lundinite aigue », j’avais le choix.  J’aimerais vous laisser avec un de ses souvenirs d’enfance : « Les sports d’hiver en Montagne Sainte-Walburge ». (Imaginez la voix de Jean)

Je retrouve, Marcel, Nicole, Willy, Monique. Nicole est venue avec sa grande luge Donnay à 5 places. De suite, nous grimpons jusqu’au cinéma Le Moderne ; nous nous installons , tant bien que mal, sur la luge. Marcel est devant, c’est lui le pilote. Moi, avec mon gabarit, je prends place à l’arrière, la moitié du postérieur dans le vide. Attention, nous démarrons, il s’agit de bien se tenir. Tout de suite, nous prenons de la vitesse, on glisse parfaitement, nous négocions le grand virage à plein tube. Chaque fois que Marcel donne de petits coups de pieds pour freiner ou maintenir la bonne direction, il soulève un nuage de neige poudreuse qui nous fouette et mouille  le visage. On rit, on crie, les riverains viennent aux fenêtres pour admirer le spectacle » d’Holliday On Ice »  et nous regardent dévaler la pente à fond la caisse vers la Place Hocheporte. Descendre, c’est bien, mais remonter c’est autre chose. Heureusement à cinq  on discute, on rigole et on ne se rend pas compte du temps qui passe. Nous profitons au maximum des conditions excellentes de glisse et effectuons plusieurs descentes. Comme je suis le plus mal installé, à l’arrière de la luge, il arrive que l’on me perdre en cours de route, glissant sur mon postérieur dans un grand éclat de rire, pendant que les autres, tout en se bidonnant, continuent leur descente vertigineuse, sans se préoccuper de moi.

Malheureusement, toutes les bonnes choses ont une fin, et il nous faut bien, la mort dans l’âme, rentrer à la maison. C’est à regret que nous quittons notre piste enchantée. Si j’en parle ainsi, maintenant, c’est que cette situation ne s’est pas présentée souvent, deux ou trois fois peut-être. Ne dit-on pas que dans la vie, c’est la rareté d’une chose ou d’un évènement qui procure le plus de plaisirs.

Désormais, lorsque vous passez en Montagne Sainte-Walburge, vous aurez une petite pensée pour Jean, enfant, hilare, dévalant le quartier.

Sports d’hiver en Montagne Sainte-Walburge

Afin de dire au revoir à Jean de la Marck, voici un texte qu’il a rédigé il y a quelques années.

Sports d’hiver en Montagne Sainte-Walburge

Nous sommes en hiver. La nuit a été longue. Je m’éveille, je m’étire et baille un bon coup. Je prête une oreille attentive aux bruits habituels de la rue et n’entends rien. Pas de « clip-clap » provoqués par les pas des passants, pas de « cataclop » des sabots des chevaux tirant les charrettes du boulanger, du légumier et du marchand de charbon Tout semble feutré. Que se passe – t-il ! Je me précipite à la fenêtre et je vois avec émerveillement, tout en écartant les rideaux, qu’il a neigé pendant la nuit. En regardant vers le haut de la rue on a l’impression qu’une main de fée a déposé un long manteau de blanche hermine. Que c’est beau !

Vite, je m’habille, je déjeune en quatrième vitesse et me précipite, tout  de go, vers la cave. Dans un fouillis indescriptible, je cherche mon bon vieux traîneau. Je le trouve, plein de poussière, avec les patins tout rouillés. Un petit coup de chiffon et un petit coup de papier émeri, le voilà tout net et tout propre, prêt à l’emploi.

En sortant de la maison, je constate qu’il est tombé une bonne dizaine de centimètres de neige. Le corps des balais est déjà sur place. Nos imposantes balayeuses de rues ont troqué leur balai pour un petit panier en osier contenant du laitier ( gravier d’origine industrielle). Avec une petite pelle, elles sèment à l’envi de chaque côté de la voirie, tel le «  geste auguste du semeur » que nous traduisions, en lecture, à l’école primaire, par « le geste d’auguste le semeur ». A  l’époque les camions de salage n’existaient pas. De ce fait, la neige ne fondait pas et subsistait quelque temps, pour notre plus grande joie. Comme la rue est en forte déclivité, peu de voitures ou camions n’osent s’y aventurer. Déjà quelques riverains brossent la neige de leur trottoir pour former des tas d’une quarantaine de centimètres de haut  dans les rigoles.

En tirant mon traîneau, je monte doucement. De loin, j’aperçois la maison de Fernand dit « fifi jaune d’œuf ».La façade est constellée d’impacts de boules de neige. Que s’est-il passé, pourquoi un tel bombardement ? Fernand qui n’est pas à une facétie près, s’est moqué d’un groupe d’étudiants qui descendait la rue. Vraisemblablement , il a lancé une boule neige dans leur direction. La réaction n’a pas tardé. Assailli par de nombreux projectiles, Fernand n’a trouvé son salut qu’en se réfugiant chez lui. Cette retraite, n’a pas coupé l’ardeur des étudiants qui ont continué à canarder de plus belle la façade de la maison.

Comme le laitier répandu,  par nos braves balayeuses, ne permet pas à nos traîneaux de glisser convenablement, nous devons donc trouver un autre endroit pour nos glissades. C’est ainsi, que nous décidons, avec quelques copains, de nous rendre vers le dessus de la rue et d’utiliser, comme piste, le petit terrain  situé au sommet des escaliers du Thier Savary, à l’endroit où se construit actuellement une imposante bâtisse.

La piste n’est pas bien longue, mais avec une petite bosse verglacée nous y trouvons notre plaisir. Sur une journée, il est impossible de chiffrer  le nombre de descentes et de remontées. Aussi, pour varier les plaisirs, nous inventons toutes sortes de figures inédites sur nos traîneaux : descentes sur le ventre avec deux ou trois copains, en équilibre instable, sur le dos, descentes, assis , avec un copain sur les épaules. Le must, une descente debout sur les patins, à la manière de Ben Hur  sur son char.

Dans la soirée, après avoir souper, je regarde par la fenêtre et constate qu’il neige abondamment, recouvrant le laitier semé précédemment. Les réverbères allumés par notre ami Victor, diffusent une lumière jaunâtre, faisant scintiller de mille feux les cristaux de neige. La piste de luges est là, toute prête, luisante à souhait. Elle nous invite. Il ne faut pas nous le répéter deux fois , nous sommes prêts pour une descente nocturne. La chaussée est à nous, rien que pour nous.

Je retrouve, Marcel, Nicole, Willy, Monique. Nicole est venue avec sa grande luge Donnay à 5 places. De suite, nous grimpons jusqu’au cinéma Le Moderne ; nous nous installons , tant bien que mal, sur la luge. Marcel est devant, c’est lui le pilote. Moi, avec mon gabarit, je prends place à l’arrière, la moitié du postérieur dans le vide. Attention, nous démarrons, il s’agit de bien se tenir. Tout de suite, nous prenons de la vitesse, on glisse parfaitement, nous négocions le grand virage à plein tube. Chaque fois que Marcel donne de petits coups de pieds pour freiner ou maintenir la bonne direction, il soulève un nuage de neige poudreuse qui nous fouette et mouille  le visage. On rie, on crie, les riverains viennent aux fenêtres pour admirer le spectacle » d’Holliday On Ice »  et nous regardent dévaler la pente à fond la caisse vers la Place Hocheporte. Descendre, c’est bien, mais remonter c’est autre chose. Heureusement à cinq  on discute, on rigole et on ne se rend pas compte du temps qui passe. Nous profitons au maximum des conditions excellentes de glisse et effectuons plusieurs descentes. Comme je suis le plus mal installé, à l’arrière de la luge, il arrive que l’on me perdre en cours de route, glissant sur mon postérieur dans un grand éclat de rire, pendant que les autres ,tout en se bidonnant, continuent leur descente vertigineuse, sans se préoccuper de moi.

Malheureusement, toutes les bonnes choses ont une fin, et il nous faut bien, la mort dans l’âme, rentrer à la maison. C’est à regret que nous quittons notre piste enchantée. Si j’en parle ainsi, maintenant, c’est que cette situation ne s’est pas présentée souvent, deux ou trois fois peut-être. Ne dit-on pas que dans la vie, c’est la rareté d’une chose ou d’un évènement qui procure le plus de plaisirs.

Jean de la Marck

Trois femmes fatales ou une image de la femme entre 1780 et 1920

Le mercredi 29 mai 2024 à 14h

Par Jen-Pierre Lensen.

Licencié-agrégé en histoire de l’art et archéologie

Conservateur du musée gallo-romain espace Jean Polmans

Argenteau et Chimay sont les 2 lieux qui abritent le destin de ces 3 femmes. L’une est espagnole et joua un rôle important sous la révolution en devenant Mme Tallien. Elle cotoya Bonaparte et rencontra le beau prince de Chimay. Sa petite fille Elisabeth épousa le comte d’Argenteau. Maîtresse de Napoléon III, cette mélomane accueillit Liszt et fit découvrir le groupe des 5 (musiciens russes) à la Belgique. Son unique fille, par manque d’amour, épousa le comte d’Avaray et la séparation la fit rejeter par sa mère mais son père, à l’aune de la mort lui révèlera un secret de famille.

Avec le soutien de Liège Province Culture

PAF 2€

RESERVATION OBLIGATOIRE

A la Maison de la Laïcité du quartier de Ste-Walburge

A l’école communale Justin Bloom

Place Ste-Walburge, 1,

4000 Liège

Renseignements :  0473/53.06.72